Problème de l’ancien système
Un tel système était problématique à 2 niveaux :
- il supposait que les utilisateurs fouillent le code de ledmac, écrit en grande partie en TeX. Il ne facilitait donc pas l’accessibilité technique.
- il supposait une duplication de code, ce qui posait des problèmes de compatibilités descendantes : l’ajout de nouvelles fonctionnalités ne pouvait marcher pour les personnes ayant procédés à de telles surcharges.
Solution
C’est pourquoi, sur la suggestion d’un utilisateur, j’ai ajouté un certain nombres de commandes, qui permet de changer facilement les styles. Par exemple la commande \numberonlyfirstinline, qui permet de n’afficher le numéro de ligne dans l’apparat qu’à la première mention.
Choix d’un nouveau nom
Cependant, pour que ces fonctions [2] puissent fonctionner correctement, j’ai du procéder à une rupture de compatibilité ascendante, pour les personnes ayant procédés à des surcharges.
C’est pourquoi il a été décidé avec les utilisateurs de ledmac de changer le nom du package, en « Eledmac », le « e » étant pour « extended ».
Je viens de publier ce package sur le CTAN, ainsi qu’une ultime version de Ledmac, annonçant la fin de la maintenance, et invitant à utiliser Eledmac à la place. Ce nouveau package ne devrait donc pas tarder à être publié et disponible dans vos gestionnaires de package.
Autres nouveautés
Outre l’introduction des nouvelles commandes de personnalisation des styles, j’ai ajouté (sur demande des utilisateurs, toujours), deux nouvelles fonctionalités :
- possibilité de créer rapidement une série de nouvelles notes, via
\newseries{Y}, oùYest la lettre de la nouvelle série. - possibilité de changer certains réglages pour une note précise :
- ne pas afficher le numéro de note
\Afootnote[nonum]{texte} - ne pas afficher de séparateur entre le lemme et la note :
\Afootnote[nosep]{texte}.
- ne pas afficher le numéro de note
Au niveau technique
J’ai procédé à une importante refactorisation du code, notamment en utilisant le package etoolbox. Ceci permettra plus de lisibilité dans le code.
En outre Eledpar, le successeur de ledpar qui permet de traduire un texte en parallèle de son édition critique, peut, grâce à cela, avoir un maxchunks beaucoup plus important, c’est à dire pouvoir gérer des textes parallèles sur une longueur beaucoup plus importante.
En effet alors qu’avec TeX Ledpar ne disposait que de 256 « boîtes » où stocker les données, c’est à dire ne pouvait gérer que 256 \pstart parallèles [3], etex, appelé par etoolbox, permet de gérer jusqu’à 65 536 « boîtes », ce qui permet d’éditer en parallèles des textes allant jusqu’à 32 768 paragraphes.
Néanmoins, comme d’autres packages peuvent avoir à utiliser des boîtes, je n’ai réglé le maxchunk standard qu’à 5120. Cependant, il sera aisé pour d’autres personnes de l’augmenter.