Une commande pour les citations bibliques

, par Maïeul

Suite de mon précédent article sur Bibleref. J’explique ici comment et pourquoi j’ai créé ma propre commande \bible.

Les besoins

Mes textes sources, notamment les sermons que j’étudie, citent souvent des passages bibliques. Je souhaitais :

  • Mettre en emphase ces passages.
  • Préciser en note de bas de page la référence biblique, mais de manière facultative.
  • Avoir une seule commande pour faire tout cela.

Les outils

Je souhaite donc définir une commande \bible[livre][passage]{Citation biblique}. Les deux premiers arguments étant facultatifs, pour le cas où je citerai deux fois de suite un même passage.

Cela donnerait : \bible[Luc][1:26]{Ave, gratia plena, Dominus tecum}.

Par défaut, on ne peut définir des nouvelles commandes qu’avec un seul argument facultatif. Heureusement le package xargs est là, qui permet d’avoir plusieurs arguments facultatifs. Je l’appelle simplement en faisant \usepackage{xargs}.

Pour les références bibliques, j’utilise le package bibleref-french.

Enfin j’ai besoin du package ifthen, mais il est déjà appelé par bibleref, donc inutile de l’appeler une deuxième fois.

Le code

Commentaire

L. 1 :

  • newcommandx à la place de newcommand pour dire qu’on veut faire une commande utilisant xargs.
  • * pour signifier que les arguments ne peuvent pas contenir de saut de paragraphe.
  • \bible, le nom de ma commande.
  • [3], le nombre d’arguments.
  • [1,2], pour dire que les deux premiers sont optionnels.

L. 2 : je regarde si l’argument #1 est vide [1], si oui j’affiche ce qu’il y a dans le premier lot d’accolade (l. 3), sinon ce qu’il y a dans le second (l. 4-6).

L. 3 : Je met en emphase mon troisième argument, c’ets à dire le texte. [2]

L. 5 : Je met en emphase le texte (argument trois), puis j’ajoute une note de bas de page faisant appel à la commande \bibleverse du package bibleref, en passant les deux premiers arguments comme arguments.

Notes

[1Littéralement s’il est égal à du vide.

[2\emph est là pour dire que j’insiste sur le texte, que je met un emphase. Concrètement cela se traduira par de l’italique, mais les différences avec \textit sont les suivantes : la signification de la commande est sémantique et non pas typographique, et surtout, une commande \emph dans \emph produira un texte en caractère droit.